Les jeux vidéo : bons pour la santé ?

0
Les jeux vidéo : bons pour la santé ?
5 1 vote

Vous avez sans doute déjà vécu les interminables débats sur les jeux vidéo… Les anciens vous maintiendront qu’ils nous détraquent et les plus jeunes démontreront par A+B qu’ils ne se sentent pas spécialement en dehors de la société. C’est une évidence, l’excès n’est jamais bon.

Alors, c’est certain, trop de jeu peut vous amener à vous exclure de toute vie sociale. Pourtant, certaines études ont démontré que jouer au jeux vidéo raisonnablement peut avoir des effets bénéfiques sur la santé. Je vous explique ?

L’ère du jeu vidéo

Le jeu vidéo fait partie intégrante de notre génération… Personnellement, j’ai connu la Super Nintendo et ses Super Mario en tout genre, et je n’en suis pas peu fière, d’autant qu’elle fonctionne toujours : comme en ’40, ou presque !

C’est exceptionnel d’avoir pu vivre la plus grande partie de l’évolution technologique du jeu vidéo. Je ne suis pas une spécialiste, loin de là, mais il faut bien reconnaître que nous revenons de loin. Si je trouve un grand charme aux consoles de notre enfance et à leurs jeux naïfs et divertissant, je pense aussi que la qualité des jeux d’aujourd’hui est bluffante.

Prenez par exemple la PS3… On croirait presque réaliser un film, impressionnant de réalisme… Et que dire des jeux en réseau de WoW à Diablo en passant par League of Legends ? C’est fantastique car ils permettent aussi de tisser un lien social avec d’autres joueurs, en plus de leur complexité exceptionnelle.

jeu vidéo world of warcraft

WoW ©2011 Blizzard Entertainment

Parfois, j’aimerais bien connaître les coulisses de ces jeux : comment les penser et surtout envisager toutes les combinaisons d’actions…

Et c’est sans parler des nouvelles générations dont la Wii fut un prototype. Très critiquée, elle reste de loin la seule console familiale digne de ce nom, et centrée sur l’amusement. Je félicite aussi tout particulièrement les prouesses de la Kinect. Personnellement, je suis persuadée que cette technologie en inspirera beaucoup d’autres et que c’est un aperçu de la navigation de demain.

Rien que pour cela, jouer tient de la culture et de la connaissance.

Le jeu vidéo : un atout du quotidien

Alors que le joueur est souvent associé à un geek solitaire et « débile », de récentes études américaines et australiennes tendent à démontrer que jouer est bon pour vous. En effet, les jeunes ayant l’habitude de jouer développeraient des capacités motrices et décisionnelles plus rapidement que les autres.

Le jeu : stimulant cérébral

Voici quelques chiffres qui ont marqué ma lecture :

  • amélioration de la perception : 37 % des joueurs font moins d’erreurs
  • amélioration de la réactivité : 27 % des joueurs sont plus réactifs
  • amélioration de la prise de décision : 25% des joueurs prennent des décisions plus vite que les autres, ils ont des facultés d’analyse développées. De plus, le rapport décisions/actions par seconde est de 60% chez les joueurs contre 15% chez les non-joueurs
  • amélioration de la motricité : 12% des enfants en bas âge initiés aux jeux vidéo améliorent plus vite leur coordination
jeux vidéo Sonic

©Mirai

Le jeu : un moyen de se sociabiliser

En effet, selon ces études, on note que 62% des joueurs jouent avec d’autres gamers. Cela se vérifie très bien dans l’action. C’est l’exemple de la création de guildes, où des joueurs s’associent pour effectuer des combats communs et mettent en place une stratégie. Si les membres sont choisis sur de nombreux critères afin de se compléter, il ne faut pas oublier les fonctions de chat, qui permettent aux membres de faire connaissance.

Si certains joueurs s’enferment dans un cercle vicieux, d’autres créent aussi des rencontres physiques. C’est vers cela qu’il faut tendre et pas vers l’enfermement, qui est malheureusement le travers le plus connu. D’où l’intérêt d’une surveillance tierce, même si cela peut-être mal perçu.

Le don d’ubiquité des gamers

Ce don est la possibilité de gérer plusieurs choses à la fois. On dit d’ailleurs souvent qu’il est bien difficile de mener deux sujets de front, et pourtant, il semblerait que 60% des joueurs assidus y arrivent, contre seulement 40% des non-joueurs.

Halte aux préjugés sur les jeux vidéo

Ce sont souvent les parents les plus craintifs concernant les jeux vidéos vis-à-vis de leurs enfants, et particulièrement des garçons… Pourtant, savez-vous que :

  • Les personnes qui achètent le plus de jeux ont en moyenne 35 ans ?
  • 47% des joueurs sont des femmes ?
  • 32% des joueurs sont mineurs ?
  • qu’aux USA, les ventes de jeux vidéos ont augmenté de 500% en dix ans et que la délinquance des jeunes a baissé de 46% dans le même temps ?

Arrêtons donc d’entretenir ces « on-dit » et ce dialogue de sourd. Les jeux vidéos ne sont pas néfastes, ils présentent de nombreux atouts. Mais ce serait mentir et se mettre en danger que de croire qu’ils n’ont pas d’effets néfastes. Tout est question d’équilibre.

jeu vidéo : Super Mario

©fenrir2512 on deviantART

Les dangers des jeux vidéos

Attention : danger

S’il est intelligent de comprendre les effets positifs des jeux vidéo, il l’est tout autant de savoir prévenir les risques… Avez-vous déjà lu la notice d’un jeu vidéo ? En première page, vous lirez un « avertissement » contre les risques d’épilepsie. En effet, jouer de manière continue comporte des risques graves.

S’il s’agit du cas extrême, qui n’est pourtant pas si rare, d’autres effets se font sentir au bout de quelques heures. Physiquement d’abord : les yeux rouges, tremblements, mains moites… Mais aussi psychiquement : énervement, irritabilité, mauvaise humeur, etc…

S’il faut revoir nos réflexions sur la socialisation des joueurs, il ne faut pas moins en oublier qu’ils peuvent aussi très vite se désocialiser, et le risque est réel. Un jeune timide se complaira dans ce monde où tout n’est que virtuel. Le problème ne tient pas uniquement au jeu mais plutôt au numérique de manière générale.

Pourtant, le jeu reste risqué de ce point de vue : volets fermés en permanence, repas devant l’ordinateur, etc… Si vous décidez d’agir alors que ces signes sont déjà en place, c’est malheureusement déjà trop tard.

Lutter contre les risques : une question d’éducation

Selon l’étude dont je vous parlais plus tôt, initier les jeunes aux jeux vidéo est une bonne chose. Mais c’est à ce moment précis que les parents doivent s’imposer pour conserver l’équilibre du jeune, et pas s’en débarrasser comme on le mettrait devant un film pour être tranquille.

Tout petit, prenez le temps d’être là, avec lui, pour le guider, l’aider et lui apprendre. Mais surtout dès cet âge et jusqu’à l’adolescence : contrôler le temps de jeu !

En moyenne, un joueur joue 18 heures par semaine. C’est beaucoup pour un jeune. De plus, jouer est souvent addictif, mais cela doit rester une récompense :

  • autorisez le jeu seulement une fois les devoirs finis (quelle motivation !)
  • contrôlez le temps de jeu : 1h le soir est suffisante. En effet, le jeu est un stimulant intellectuel et visuel, il peut donc empêcher l’enfant d’accéder au sommeil paisiblement
  • le week-end, soyez plus souple : 2 à 3 heures peuvent être autorisées. En parallèle, libérez du temps avec votre enfant pour jouer à des jeux de société en famille, pour continuer le travail de socialisation et varier les plaisirs 😉
jeux vidéo : Link dans Zelda

© inconnu…

Le choix des jeux : une contrainte

En me lisant, vous vous direz surement : « Aujourd’hui sur PS3, on ne peut pas jouer 1h, cela ne correspond pas à un niveau, c’est inenvisageable !« . A cela je répondrais : ne cédez pas aux envies des plus jeunes. A chaque âge sa console, et à chaque âge ses jeux.

Faites attention tout de même : à l’adolescence, on n’est pas encore tout à fait adulte, en tant que parents, prenez encore le temps de partager des activités en commun et entretenez une certaine complicité, pour ne pas que le jeu soit la seule et unique envie du jeune.

Ainsi, et je boucle la boucle, les consoles de jeu comme la Wii sont souvent une bonne solution pour l’enfance. Les jeux proposés ne sont pas trop longs, ni trop violents. Ils permettent aussi de jouer à plusieurs avec des jeux comme Singstar, ou encore Just Dance. Les adultes y trouvent aussi leur compte avec des jeux de sport et de Zumba, par exemple.

Honnêtement, évitez les jeux violents trop réalistes (je pense à Call of Duty par exemple)… Jouer à ces jeux quand on est mineur n’est pas très constructif, cultive la peur, ou au contraire, banalise un fait grave : la guerre. N’oubliez pas qu’un jeune n’a pas la même perception des choses qu’un adulte.

Les consoles du type Playstation proposent des jeux d’excellente qualité (sans doute la meilleure… ?), mais attention : ils sont souvent violents, longs et peuvent heurter la sensibilité des plus jeunes. Pour moi, c’est une console pour adulte.

La Xbox et sa Kinect proposent des jeux plus variés, pour adultes et enfants.

Conclusion : trouver le bon équilibre

Bien sûr, l’opinion que je partage avec vous n’est pas parole d’évangile. C’est simplement un point de vue et vous pouvez ne pas le partager. Cependant, pour avoir étudié la petite enfance et sa psychologie, je conclurais en disant simplement que :

  1. Initier les jeunes aux jeux vidéo n’est pas néfaste, au contraire, cela développe leur intelligence (pour faire court)
  2. Ne pas les contrôler dans le choix des jeux et le temps de jeu constitue un danger

Ainsi, il me semble sage de trouver un équilibre pour tirer profit des bénéfices du jeu vidéo, sans tomber dans ses travers.

Et vous ? Qu’en pensez-vous ?

Share.

About Author

CléÔ, c'est mon pseudo, ici et ailleurs dans ce grand bocal qu'est le Web. Utilisatrice frénétique du point d'exclamation, je me plais dans les grandes Ô ! pleines de spontanéité ;) Webworker au quotidien, je partage ici, avec vous, les sujets pour lesquels je me sens comme un poisson dans l'eau, sans complexe ni contrainte... Bienvenue dans ma bulle !

Leave A Reply