Vicky : portait raté d’une « adulescente »

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Vicky (Victoria Bedos), jeune femme prude de 30 ans qui est contrainte de retourner chez ses parents – la famille Bonhomme célèbre grâce au père – après un mariage raté. Elle s’émancipe alors en compagnie de Banjo, un guitariste rencontré dans un bar, avec qui elle va découvrir ses talents de chanteuse et d’auteur.

Tout cela avec une très grande légèreté, au grand désarroi de son père (François Berléand), et de son frère (Jonathan Cohen), mais pour le plus grand bonheur de sa mère (Chantal Lauby) qui va la suivre dans ses aventures.

De bonnes idées sur le fond, mais un film confus, pas très bien écrit et pas très bien joué !

Mon avis sur Vicky : une déception sur tous les tableaux

Appréciation globale  ★★☆☆☆

  • Scénario ★★☆☆☆
  • Jeu d’acteurs, crédibilité ★★☆☆
  • Ambiance & esthétique visuelle et sonore ★★★☆☆

Le film navigue entre comédie douce et drame familial, sur fond de musique (le groupe formé par Banjo et Vicky). Trois éléments qui font de cette comédie multi-thématiques un sac de nœuds pas très cohérent. J’ai plutôt été déçu car l’idée de cette jeune femme coincée dans cette famille connue (un père et un frère connus), est un bon début.

Mais ce n’est pas le seul sujet traité puisqu’à cela s’ajoute : les problèmes de couples des parents, son frère égocentrique et prétentieux, une potentielle histoire d’amour avec son guitariste… On est perdu dans cette comédie qui part un peu dans tous les sens. Tant de sujets traités mais aucun traité avec profondeur, des dialogues pauvres et un casting très inégal : une déception!

Autre bémol : je ne suis pas convaincu par le duo Vicky Banjo (donc Victoria Bedos et Olivier Urvoy). Ils n’incarnent pas vraiment avec intensité ce pseudo couple/duo musical. Je n’ai pas accroché malgré la fraicheur de Victoria Bedos. Un premier rôle trop complexe pour elle ? Notez tout de même que les performances musicales et le duo qu’ils forment dans le film sont réel puisque le duo s’apprête à sortir un album.

Mais étant donné les multiples facettes de l’héroïne plutôt vu Virginie Ledoyen ou Géraldine Nakache incarné ce personnage, qui nécessite une véritable performance d’actrice mêlant naïveté et de provocation.

Deux seconds rôles clés qui ne parviennent pas à sauver le film

Un des nombreux thèmes balayés par ce film épars : l’usure du couple. Les parents de Vicky sont ici un couple de bourgeois, la famille « Bonhomme » dont le père est une figure connue, puisqu’acteur de renom au théâtre. Même si Berléand est bien sûr convaincant en père conservateur, droit et inflexible, les travers de son personnage ne sont pas vraiment mis en exergue.

Cette colocation forcée avec sa fille aurait pu être une bonne occasion de revisiter ce qui peut nous agacer chez nos parents au quotidien, mais c’est encore un thème survolé.

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La mère (Chantale Lauby), sans activité, s’ennuie un peu du rythme imposé par les révisions de son mari pour son nouveau rôle. Sa fille « se lâche » sous ses yeux, elle la suit avec plaisir, et s’acoquine même avec le barman du troquet en bas de chez eux.

Une complicité mère/fille qui aurait pu être creusé tant les deux femmes sont à l’origine très différentes. Un thème encore balayé du revers de la main !

L’ « adulescence », un sujet riche et complexe

Vicky est ici une jeune femme coincée. Amenée à se marier malgré elle avec un fils de bonne famille, elle va finalement refusée cette union. Le retour chez les parents et l’occasion de mûrir et de trouver sa voix. Sucette au bec, bonnet vissé sur la tête et engoncée dans des pulls en laine trop grand, elle incarne ces jeunes gens entre l’âge adulte et l’après-adolescence qui peinent à trouver leur place, professionnellement, ou même socialement.

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Au-delà de cela, elle reste la fille de avant d’être une femme. Dans le film, elle découvre sa sexualité, l’alcool et les rencontres inhabituelles…au grand désarroi de sa famille. Ce qu’elle vit va la faire grandir malgré elle. Certaines vérités sont nettes à l’écran, mais au final, ce sujet qui reste tout de même au centre film, n’est pas traité avec finesse et profondeur.

On ne se rend pas vraiment compte du décalage avec sa génération par exemple : c’est un point qui n’est pas évoqué dans le film. Autre point négligé : elle sort d’un mariage raté annulé le jour même de la cérémonie, ce qui devrait être le point de départ d’une remise en question ou d’une crise existentielle, mais il n’en est rien…

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Hello ! Je suis NémÔ, le p'tit nouvÔ ! Fan de bons plans, j'écris pour vous les dernières astuces que je dégote sur tout le web pour vous permettre de profiter des meilleurs plans moins cher. Sinon, j'adore le ciné. Je ne rate donc pas une occasion de vous donner mon avis sur les dernières sorties du moment. Allez... on plonge ?

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