Dalida : une tragédie française

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Dalida : une tragédie française
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Si il y a bien une icône pas encore représentée au cinéma et pourtant quel monument, c’est bien la grande Dalida. On a pu déjà découvrir le biopic sur Claude François « Cloclo » ou encore celui sur Gainsbourg dans « Vie héroïque », c’est désormais autour de cette reine de la chanson française (et internationale) de nous livrer sa vie à travers ce biopic très attendu.

L’option du documentaire aurait pu être choisi, surtout que c’est souvent le cas concernant les destins tragiques : l’exemple le plus flagrant reste le biopic « Amy » sur Amy Whinouse nous a ému par la chute vertigineuse de cette starlette mal entourée.

Et on attend désormais le documentaire déjà en production de son vivant sur le regretté George Mickaël décédé en cette fin d’année. Autant dire que les attentes sont grandes concernant ce biopic qui réunit un casting de choix pour jouer l’entourage de la star. Cette bio mis en image a t-elle tenu ses promesses ?

Mon avis sur « Dalida », le film

Un film magnifique qui dépeint avec justesse la vie trop courte de cette star au sommet. Le premier montage de la bande annonce ne m’avait pas inspiré, ni encouragé à aller voir le biopic donc la surprise a été entière. Le choix de l’actrice pour film comme celui-ci est essentiel, et pour le coup, la réalisatrice a réussi un coup de maître en choisissant la jeune Sveva Alviti qui crève l’écran en incarnant celle qu’on appelait « la callas des variétés ».

Par ailleurs, la réalisation basée avant tout sur les chansons avant tout – un titre phare marque systématiquement un tournant de sa vie – et privilégiant quelques feedback sur l’enfance de Dalida permet d’éviter de tomber dans les clichés du biopic historiques (naissance => vie => mort)…

Une belle réussite et un hommage glamour et scintillant qui reflète bien la flamboyance de la star sur scène.

Lisa Azuelos : de la comédie au drame

Cette réalisatrice, on la connaît déjà finalement… Elle nous a déjà offert de belles réalisations en co-écrivant notamment le scénario du film « 15 août » réunissant J.P Daroussin, Richard berry & Charles Berling.

  • Pleinement à la réalisation, elle réussit un tour de force avec la comédie douce et drôle « Lol » avec Sophie Marçeau en maman-copine, une capture au polaroid d’une époque et surtout d’une génération de mères jeunes très complices de leurs filles… Un film dans l’air du temps léger et tendre sur l’adolescence, avec toujours l’amour au premier plan.

  • Scénariste une nouvelle fois sur le film « Un moment d’égarement » avec François Cluzet qui traite de nouveau de l’adolescence et du passage adulte, via l’histoire deux pères amis qui emmènent en vacances ensembles leurs filles, elles mêmes amies. L’une s’intéresse alors au père de l’autre… Une comédie drôle et symptomatique de ces ados qui grandissent vite, et ont des « désirs d’adulte ». Un sujet délicat traiter une fois de plus avec légèreté, et pourtant un point de vue au final tranché sur la question d’un tel « amour ».

D’autres comédies populaires jalonnent son parcours déjà bien rempli comme le très féminin « Comme t’y es belle » réunissant à l’écran Michèle Laroque, Aure Atika, Valérie Benguigu ou encore « Une rencontre », histoire d’amour de deux écorchés de la vie campés par Sophie Marceau et François Cluzet.

Tantôt scénariste, tantôt actrice, tantôt réalisatrice, elle s’inscrit dans des projets de comédies, c’est donc une agréable surprise de la retrouver au commande de ce biopic qui raconte le drame d’une star adulée, et surtout celui d’une femme aux multiples facettes.

Un film proche du concept du clip musical

Une des richesses du film reste sa narration qui rejette l’idée d’un biopic linéaire traditionnel. Chacun des succès de Dalida ici, incarne une des étapes de sa vie. Ces titres ancrés dans inconscient collectif ne manquent pas de nous émouvoir une fois de plus, et surtout grâce à la magnifique interprétation de cette actrice italienne méconnue : Sveva Alviti.

Tout d’abord orienté vers le tennis professionnelle, cette jeune femme s’orientera finalement vers une carrière de mannequin, l’agence Elite l’ayant repairé rapidement. Sveva a finalement des envies de cinéma assez tardive, elle se rêve actrice, et malgré une réelle volonté de décrocher un premier rôle il n’y parvient pas, c’est finalement Dalida qui devient son premier film !

Quelle manière plus belle d’être révélée au cinéma ?

Durant le film, elle retranscrit avec brio les joies mais surtout les peines de cette chanteuse d’exception. Comme je le disais précédemment, le film nous propose un peu une rétrospective des succès de Dalida avec en parallèle les moments clé de sa vie tumultueuse.

En effet, tout passe par la chanson, entre autre : son mal-être avec la reprise de « Je suis malade », sa relation compliquée avec un jeune amant qui lui valu un avortement tragique « il venait d’avoir 18 ans », l’entrée dans sa période Disco et le montage d’un show à grand échelle avec « Laissez moi danser », ou encore une apparition remarquée dans le film « Le sixième jour » avec le titre « Salama Ya Salama » qui marque la fin de sa vie.

Une narration originale mais qui rend à Dalida la magie et les paillettes de cette carrière et ce talent hors norme qui avait laisser place – ces dernières années – au côté tragique de sa vie.

L ‘occasion de se souvenir d’elle comme un monstre sacré de la musique avant tout, et en second plan, son chemin de vie tumultueux, jonché de lourdes épreuves.

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