Constellations : une leçon de jeux d’acteurs

0
Constellations : une leçon de jeux d’acteurs
5 5 votes

Un peu rebuté au départ par les photos de la pièce, l’idée d’un duo avec un décor brut, je me suis finalement laissé tenter par cette jolie petite histoire d’amour, tendre et mélancolique à la fois.

La pièce Constellations est constituée de scénettes autour d’une histoire d’amour entre Marianne (Marie Gillain) et Roland (Christophe Paiou). Le couple se rencontre à un barbecue, il est apiculteur, elle astrophysicienne. De là, un lien particulier se crée entre eux, ils vont traverser alors différentes épreuves…

Mais attention : la pièce ne se joue que jusqu’au 4 juin ! C’est pour ce week-end ou jamais… et ce serait dommage de rater ça.

Mon avis : Des acteurs lumineux

Ces variations exposées au fur et à mesure de la pièce m’ont fait penser à un cours de théâtre. Rejouer une scène plusieurs fois avec une intensité différente, c’est le propre d’un acteur.  L’évolution de la pièce et les variations des scènes rejouées nécessitent une véritable présence scénique.

Sceptique concernant Marie Gillain, plutôt terne au cinéma, elle offre finalement ici un très beau moment de théâtre et parvient même à m’émouvoir tout comme son partenaire Christophe Paiou, acteur issu du théâtre. Ils parviennent donc à nous dépeindre cette constellation d’émotions et d’événements avec finesse. La mécanique de répétition avec ces scénettes reste cependant bien présente.

Un bon moment de théâtre, mais qui aurait pu être complété par un véritable décor et des transitions entre les scènes plus graphiques et lumineuses.

piece.1461157030 (1)

Bémol : un décor brut et sombre

Un disque noir graphique comme scène, une toile accrochée au mur avec quelques petites variations de couleurs qui signalent le changement d’une scène à l’autre : c’est trop succinct et épuré pour me plaire, et faire marcher l’imaginaire du spectateur.

On saisit cependant facilement l’intention du décorateur de reconstituer une sorte de cosmos, ce plateau rond noir, brillant participe aussi à la mise en scène et à la gravitation des personnages l’un vers l’autre. Mais c’est à mon avis, un peu léger, et cela pousse à se focaliser uniquement sur le duo, qui pour le coup, a la lourde tâche de porter la pièce et de nous emmener dans cet univers.

Une galaxie d’émotions

Je suis d’abord resté perplexe dans les 1ères minutes face au déroulement de la pièce : chaque scène est jouée plusieurs fois sur des tons différents. Par exemple, la scène d’ouverture (rencontre lors d’un barbecue), est jouée sous différents angles : une rencontre banale, puis la même rencontre mais « elle » est plus réceptive, puis encore une autre variation ou c’est « lui » qui est plus réceptif.

Ce cheminement est une façon de mettre en avant les différentes facettes des relations humaines, et surtout de montrer combien une situation peut évoluée en fonction d’une réaction humaine différente. Ce système de répétition est donc particulier, d’où la nécessité d’un duo fort pour capter l’attention du spectateur.

Une pièce déjà culte outre atlantique

Constellations0109rsc-1024x591 (2)

La pièce est déjà bien connue grâce notamment à son auteur Nick Payne. Ce jeune auteur de seulement 32 ans a déjà derrière lui une quinzaine de réalisations théâtrales et quelques prix. « Constellations » est une de ses réalisations les plus aboutie.  Créée au Royal Court à Londres, la pièce a été largement récompensée par un Harold Pinter Award et proclamée pièce de l’année par un célèbre hebdomadaire anglais, la même année.

Cependant, ce qui fait le succès de la pièce à mon sens, est avant tout la distribution. Il faut un duo d’acteurs fort pour que l’intensité de cette histoire d’amour ait du relief. A Brodway, c’est Jake Gyllenhall qui donna la réplique à Ruth Wilson (photo ci-dessus), un duo forcément exceptionnel pour une pièce, à mon avis qui à l’arrivée l’est moins.

L’adaptation française bien que pleine de poésie, ne m’a pas transportée, mais au moins a eu le mérite de me faire passer un très bon moment de théâtre grâce à un très bon duo d’acteurs.

Carnet d’adresse

Théâtre du Petit St Martin | 17 rue René Boulanger, 75010 Paris

Du 1er au 4 juin 2016 à 20h30 et samedi, représentation supplémentaire à 17h

Métro Strasbourg Saint-Denis : lignes 4/8/9 | Métro République : lignes 3/5/8/9/11 | Bus : lignes 20/38/39/47

Unique : 37€ | Promo de 32% sur Billet Reduc, soit 25€

Le placement est libre : venez tôt pour être bien placé

Share.

About Author

Hello ! Je suis NémÔ, le p'tit nouvÔ ! Fan de bons plans, j'écris pour vous les dernières astuces que je dégote sur tout le web pour vous permettre de profiter des meilleurs plans moins cher. Sinon, j'adore le ciné. Je ne rate donc pas une occasion de vous donner mon avis sur les dernières sorties du moment. Allez... on plonge ?

Leave A Reply